Envie de partir en Norvège ?
Voici quelques infos utiles pour préparer votre voyage

L'avion : SAS propose des promos jusqu'à trois semaines avant le départ et l'on trouve des Bruxelles-Oslo à 240 euros ; 300 euros au départ de Paris. Après, les prix décollent de 150 euros et atteignent des sommes très élevées à partir de mi-juin. On peut réserver par internet sur Sabena, SAS mais aussi Degriftour. Anyway n'est pas intéressant.
J'ai choisi Sabena mais leur réservation internet n'était pas au point et j'ai dû confirmer par téléphone. Aucun problème ensuite : les billets m'attendaient à l'aéroport. En revanche, la compagnie a eu quelques "problèmes" depuis et leur site a disparu.

Le train : On peut consulter les horaires de train sur le site de la NSB. Pour les réservations, je suis passé par la SNCF qui m'a expédié en trois jours les billets Oslo-Bergen aller et retour avec les réservations (obligatoires). Même avec des billets émis en France, il est possible de modifier sa réservation en Norvège (30 NOK au guichet).

La voiture : Tous les loueurs de Norvège se trouvent à cette adresse, classés par région et avec des liens.
Je suis passé par
l'agence Statoil de Flesland, située à 200 m de l'aéroport de Bergen, lui-même à 40 km du centre-ville (navette 55 NOK). Leur devis pour 6 jours et 1200 km : 2700 NOK. Initialement, j'avais réservé une Polo mais j'ai eu la chance d'avoir une superbe Golf 1.6 l... idéal pour les excès de vitesse !
Attention : Statoil a une centrale de réservation à Oslo pour toutes ses agences. En les appelant, le tarif était de 5300 NOK ! Donc autant appeler directement l'agence sur place.
Un autre loueur de Bergen proposait d
es Volvo d'occasion à 150 NOK par jour mais à 2,5 NOK pour chaque km parcouru, mieux vaut éviter les longues distances.
Une troisième solution pas trop chère (pour la Norvège s'entend) est de passer par Rent-a-wreck qui loue des voitures assez... usées comme son nom le laisse imaginer... Pas poubelle mais presque à juger par celles que j'ai vues sur les ferries ! Les tarifs tournaient autour de 2200 NOK mais ils n'avaient pas d'agence à Bergen.
Si on a le temps, on peut aussi s'y rendre avec sa voiture en passant par le Danemark. Pas de perte de temps grâce au pont-tunnel qui amène directement en Suède. Compter deux jours pour arriver au coeur de la Norvège en roulant "bien".
L'essence coûte 10 NOK le litre de super sans plomb et 9 NOK pour le gasole.

L'itinéraire : l'incontournable Routard et la documentation abondante de l'office de tourisme de Norvège permettent d'avoir une bonne base d'informations. Ajoutez-y quelques sites avec des carnets de voyages que j'ai mis en liens et vous serez bien renseigné. Une moyenne de 250 km par jour laisse assez de temps pour faire de belles excursions. De toute façon, les jours sont suffisamment longs !

Les ferries : Impossible de ne pas en prendre un. En moyenne, le tarif est de
50 NOK (prévoir de la monnaie), avec une attente d'une demie-heure et des temps de traversée autour du quart-d'heure, du moins fin juin.

L'hébergement : Certaines auberges de jeunesse sont accessibles par internet, via le site des AJ norvégiennes. Pour les autres, un coup de téléphone suffit pour réserver. Attention avec le portable : les forfaits Europe sont gratuits mais pas les communications (1 euro la minute). La palme de la convivialité à l'Intermission (Bergen), du confort à Stryn, du taux de remplissage à Montana (Bergen). La moins chère est Intermission (100 NOK+30 NOK pour le petit-déjeuner) et la plus chère celle de Voss (220 NOK mais avec terrasse sur le lac). Les autres tournent à 180 NOK tout compris.
Le menu du petit-déjeuner est fonction du prix de l'AJ. Le menu de base comprend café, thé, pains, confitures, jus d'orange plus ou moins dilué, charcuterie et hareng (sauf à Intermission dont la liste s'arrête aux confitures). La bonne surprise du matin est de trouver du saumon à volonté (une fois, à Stryn) et surtout à l'arrivée du train de nuit Bergen-Oslo. Le billet de train donne droit à un petit-déjeuner gratuit dans un grand hôtel à côté de la gare d'Oslo : de vrais jus de fruits, de la terrine de saumon ou de hareng et -luxe suprême- des yaourts aux fruits, le tout à volonté... on peut tenir une journée entière !!! Merci la NSB :)
Dans les campings, il est possible de louer de petits hytters pour pas trop cher. Le moins cher était à Fauske (200 NOK), le plus cher près de Lakselv, sur le Porsangerfjord (330 NOK). C'est ça aussi, l'effet Cap Nord !
L'eau chaude est toujours payante et pour une durée variable à tarif égal.
On peut aussi tenter sa chance avec les chambres d'hôtes : à deux, c'est le bon plan (surtout quand on découvre ce genre de gîte !), grand confort pour 250 NOK par personne.

La météo : Apparemment, mieux vaut partir en juin-mi juillet pour éviter la pluie, très fréquente sur la côte. Avec de la pluie uniquement le premier jour, pendant le trajet Oslo-Bergen, j'estime avoir eu une chance insolente. Le reste du temps : grand soleil et 20° minimum. Une Norvège de carte postale, quoi !
En revenant en 2002, ce fut moins concluant : une semaine de grisaille au même endroit.
En remontant vers le nord, la météo est tout aussi aléatoire, qu'il s'agisse de la pluie ou des températures. L'île du cap Nord est constamment dans la brume en été et il y fait plus froid que sur le continent : 22° à Alta et quelques heures plus tard, 8° à Honningsvag puis 5° au cap !

La conduite : Oubliez la conduite à la française. En Norvège, un panneau 60 veut dire 60 km/h, pas 62. Toutes les anecdotes lues avant de partir m'ont été confirmées par un chauffeur de taxi qui s'est fait prendre à 3h du matin à 65 km/h : 600 NOK... Avec de tels tarifs, tout le monde respecte scrupuleusement les limitations et après quelques heures on se plie à ce rythme, d'autant que l'on ne vient pas en Norvège pour faire un rallye.
Les routes sont aussi assez sinueuses et étroites, ce qui n'incite pas à prendre des risques insensés. En une semaine, je n'ai jamais dépassé les 80 km/h, même dans de longues lignes droites a priori désertes, par peur de ces radars qui vous captent bien avant que vous les voyiez. Et ne croyez pas qu'ils sont placés uniquement aux abords des agglomérations : j'ai vu un de ces engins (une boule grise sur un pied de géomètre) sur une petite route au nord de Dragsvik, dans le Sogn og Fjordane, avec le comité d'accueil 500 m après la courbe ! Cependant, plus on s'éloigne des villes et plus on remonte vers le nord, plus les conducteurs prennent des libertés avec le code (vu et testé).
Pour le stationnement, idem : 300 NOK pour un dépassement d'horodateur (eh oui : entre midi et 2, en Norvège, c'est pas gratuit !).

L'argent : En Norvège, la vie n'est pas chère : elle est inabordable. A commencer par les fruits (48 NOK pour une barquette de fraises), les restos (90 NOK pour une crême brûlée, 250 NOK minimum pour une bouteille de vin). La bière n'est pas très forte (4,5° maxi) et facturée aux mêmes prix qu'en France. N'oublions pas les péages à l'entrée de Bergen (11 NOK) ou sur le grand pont de Knarvik (45 NOK), à l'entrée et à la sortie de Trondheim (3x15 NOK), les cartes postales (8 NOK+7 NOK pour le timbre) ou la commission de 19 F (3 euros) prise par la banque à chaque retrait d'espèces...
Le refund check permet de récupérer environ 15% mais ne changez pas à l'aéroport car le taux est assez défavorable (1 NOK=0,70 F au lieu de 0,82 F à la Banque de France).